Nikonos III mécanique + 35/2.5 noir amphibie (fonctionne aussi bien sous l'eau jusqu'à 50 mètres officiellement, plutôt 80 dans des mains aguerries, qu'en surface sans autre accessoire).
Objectif interchangeable, fonctionnement entièrement mécanique dans un boitier particulièrement robuste en fonte d'aluminium. Viseur bifocales 35 et 80mm, fonctionnement parfait. 290 € fpi France, idéal pour aller en Mer Rouge ou dans le blizzard !
L'appareil photo étanche est d'origine prévu pour ce type d'activité et il dispose de ses propres moyens de défense contre des entrées intempestives de liquide, grâce à des joints toriques disposés aux endroits stratégiques. L'ancêtre est le Calypso Phot conçu par J.Y. Cousteau, puis les Nikonos II à V et RS.
Le Nikonos III présente certains avantages par rapport à tous les autres, à commencer par une absence totale de toute électronique interne. De ce fait, l'appareil photo étanche offre une résistance exceptionnelle aux hautes et aux basses températures, mais surtout aux intrusions d'eau imprévues. Si c'est de l'eau douce, le plus souvent, un simple rinçage interne à l'eau distillée, suivi d'un soigneux séchage, puis d'un contrôle par un atelier spécialisé, et le problème sera résolu sans grandes conséquences. Si c'est de l'eau de mer, et pourvu qu'il n'ait pas ensuite été exposé longtemps à l'air libre, mais tout de suite plongé dans de l'eau douce et ainsi transporté vers l'atelier spécialisé, il pourra aussi être sauvé, en règle générale. Par contre, avec ses homologues (les modèles IV et V), et surtout si c'est de l'eau de mer, le pronostic sera toujours nettement plus pessimiste, avec tous les circuits imprimés et composants électroniques qui s'y trouvent. L'on pallie aisément le manque de système de mesure d'exposition du Nikonos III, au moyen d'une cellule photoélectrique autonome et étanche (Sekonic Marine, par exemple), ou par la règle des f16.
Autre atout, une très bonne résistance des joints à la pression, du fait de l'absence d'un grand volet arrière de chargement de la pellicule (classique pour la plupart des appareils 35 mm), remplacé par un emboîtage en deux parties du coffret lui-même, un dispositif un peu hybride entre celui des Rollei 35 compacts et terrestres, et celui des Leica. De plus, et comme son descendant le Nikonos V, mais contrairement au Nikonos IV, les joints d'étanchéité utilisés sont des joints toriques et non pas des joints plats, moins efficaces une fois soumis à la pression.
Précision importante : toutes les versions successives du Nikonos non-reflex acceptent la gamme d'optique conçue pour eux. Seuls les objectifs en focales de 35 mm et de 80 mm sont employables sous l'eau et hors de l'eau. Les autres modèles sont conçus uniquement pour une utilisation sous-marine.